L'arrangement de résidence
L'arrangement de résidence est l'arrangement de la résidence des enfants mineurs dans le cas où les parents ne vivent pas ensemble. L'accord de résidence garantit que chaque parent peut exercer son droit aux contacts personnels. L'accord de résidence peut être conclu à l'amiable ou imposé par le juge aux affaires familiales.
Il n'y a de convention de résidence que si les parents exercent l'autorité parentale conjointe. Si l'un des parents exerce la garde exclusive, l'autre parent conservera son droit de contact personnel sous la forme d'un droit de visite déterminé par le juge aux affaires familiales si les parents ne parviennent pas à le faire entre eux.
L'arrangement de résidence en cas d'exercice de la garde conjointe
Si les parents ne parviennent pas à un accord, le juge aux affaires familiales fixera toujours les modalités de résidence lorsqu'il devra statuer sur l'exercice de l'autorité parentale.
Si les parents exercent conjointement la garde de la personne du mineur et la gestion des biens, le juge aux affaires familiales doit également prévoir un régime de résidence. Le juge aux affaires familiales détermine le lieu où l'enfant sera inscrit au registre de la population et aura donc sa résidence principale, et détermine quand l'enfant séjournera chez l'un et chez l'autre de ses parents.
Le droit de visite en cas de garde exclusive
Même si le juge aux affaires familiales décide d'accorder à l'un des parents l'exercice exclusif de l'autorité parentale (sur la personne et la gestion des biens), il doit déterminer le droit de contact personnel du parent qui n'exerce pas l'autorité. Il ne s'agit alors plus d'un arrangement de résidence, mais d'un arrangement de visite.
La coparentalité
En priorité, le juge aux affaires familiales doit examiner la coparentalité de résidence. Par coparentalité de résidence, on entend une résidence répartie de manière égale, c'est-à-dire que l'enfant réside de manière égale chez l'un et l'autre de ses parents. Le tribunal n'est obligé d'enquêter que si au moins l'un des parents le demande et seulement en cas de garde conjointe. Le tribunal ne peut pas imposer un séjour égal si aucun des parents ne le demande. En outre, le juge n'est en aucun cas obligé d'imposer effectivement une résidence égale même s'il n'y a pas de contre-indications.
Le juge peut décider que la coparentalité de résidence n'est pas un arrangement approprié. Dans ce cas, il accordera la résidence principale à l'un des parents et la résidence secondaire à l'autre (art. 374, § 2, troisième alinéa ancien Code civil). Cela signifie que l'enfant ne passera pas le même temps avec chacun de ses parents. La règle de la résidence secondaire d'un week-end tous les quinze jours en est une application.
Le juge doit toujours motiver spécialement sa décision sur la résidence coparentale ou la résidence inégale (art. 374, § 2, quatrième alinéa ancien Code civil). Il peut prendre en compte plusieurs critères. Il doit principalement tenir compte de l'intérêt supérieur de l'enfant et de l'intérêt supérieur des parents.
Le mineur a également le droit d'être entendu. Le juge tiendra compte de son avis en fonction de son âge.
Les composantes de l'autorité parentale
Obligation parentale de subvenir aux besoins de l'enfant