5 jours de congé de paternité de plus qu'avant !
Ces dernières années, de nombreux appels ont été lancés en faveur d'un congé de paternité plus long, et ils ont porté leurs fruits. En 2021, le nombre de jours a déjà été porté à 15 jours de congé de paternité. Cinq jours supplémentaires ont été ajoutés depuis le 1er janvier 2023. Actuellement, les pères (ou les coparents) ont donc droit à 20 jours ouvrables de congé de paternité. Ces vingt jours doivent être choisis par lui dans les quatre mois qui suivent le jour de la naissance. Il peut prendre vingt jours consécutifs, ou prendre ces jours de manière étalée.
Le congé de paternité pour qui ?
Ce droit appartient au père/coparent de l'enfant dont la filiation est établie à ses côtés. Le même droit appartient au salarié qui, au moment de la naissance :
- est marié à la personne à l'égard de laquelle la filiation est établie ;
- cohabite légalement avec la personne à l'égard de laquelle la filiation est établie et avec laquelle l'enfant a sa résidence principale, et n'est pas lié par un lien de sang entraînant une interdiction de mariage pour laquelle le Roi ne peut accorder de dispense ;
- a cohabité de manière permanente et affectueuse pendant une période ininterrompue de trois ans avant la naissance avec la personne dont la filiation est reconnue et avec laquelle l'enfant a sa résidence principale, et n'est pas lié par un lien de parenté entraînant une interdiction de mariage pour laquelle le Roi ne peut accorder de dispense. La preuve de la cohabitation et de la résidence principale est apportée par un extrait du registre de la population.
Qu'en est-il en cas de naissance multiple ?
En cas de naissances multiples, la même période s'applique.
Les 20 jours sont remboursés, dans chaque situation, comme suit :
- Jour 1 t.em. 3 : le salarié conserve l'intégralité de son salaire à la charge de son employeur. Toutefois, le père du nouveau-né doit annoncer la naissance à son employeur à l'avance pour avoir droit à cette rémunération. Si cela s'avère impossible, l'employé doit avertir l'employeur « dès que possible ».
- Du 4e au 20e jour : le salarié ne perçoit aucune rémunération. Toutefois, il perçoit des prestations par l'intermédiaire du payeur de sa caisse d'assurance maladie.
Congé de naissance pour les coparents
Dans certains cas, on parle de congé de naissance. Prenons l'exemple de la partenaire lesbienne de la mère.
Toutefois, il faut au préalable remplir un certain nombre de conditions :
- L'enfant ne doit avoir un lien de filiation juridique qu'avec la mère. S'il existe également un lien de filiation juridique avec un père ou une co-mère, seul le père ou la co-mère a droit à un congé de paternité et le coparent (sans lien de filiation) ne bénéficie d'aucun congé de naissance.
- Le salarié (co-parent) doit, au moment de la naissance :
- soit être marié avec celui à l'égard duquel la filiation est établie ;
- soit cohabiter légalement avec la personne dont la filiation est établie et avec laquelle l'enfant a sa résidence principale et qui n'est pas liée par un lien de sang entraînant une interdiction de mariage pour laquelle le Roi ne peut accorder de dispense ;
- ou a cohabité de manière permanente et affectueuse pendant une période ininterrompue de trois ans avant la naissance avec la personne dont la filiation est reconnue et avec laquelle l'enfant a sa résidence principale, et n'est pas lié par un lien de parenté entraînant une interdiction de mariage pour laquelle le Roi ne peut pas accorder de dispense. La preuve de la cohabitation et de la résidence principale est apportée par un extrait du registre de la population.
Là encore, les 20 jours doivent être pris dans la période de quatre mois qui suit la naissance de l'enfant, mais il n'est pas nécessaire que ces jours soient pris consécutivement.
Si le coparent adopte l'enfant, le congé de naissance pris sera déduit du congé d'adoption.
Protection contre le licenciement
Sous certaines conditions, les salariés qui exercent leur droit au congé de paternité ou de naissance sont protégés contre le licenciement (art. 30, §4 de la loi sur les contrats de travail).
Ainsi, l'employeur ne peut pas résilier le contrat de travail pendant une période commençant au moment de la notification écrite à l'employeur (au plus tard le premier jour du congé de naissance) et se terminant cinq mois après le jour de la naissance, sauf pour des raisons étrangères à la prise du congé de paternité.
Si le salarié est néanmoins licencié et que l'employeur n'est pas en mesure d'apporter la preuve contraire de motifs étrangers à la prise du congé de paternité, l'employeur verse au salarié une indemnité forfaitaire égale au salaire brut de six mois, en plus de l'indemnité de licenciement due, le cas échéant.
Congé d'adoption ?
Vous pouvez prendre un congé d'adoption lorsque vous adoptez un enfant mineur. Ce congé comprend :
- jusqu'à six semaines de congé d'adoption pour l'adoption d'un enfant mineur (au début de l'adoption) ;
- chaque parent adoptif a ce droit (individuel).
Toutefois, dans certains cas, ces six semaines peuvent être prolongées. Depuis le 1er janvier 2019, un nouveau règlement est entré en vigueur, augmentant la durée maximale du congé d'adoption d'une semaine tous les deux ans. Cette réglementation se poursuivra jusqu'en 2027, date à laquelle la durée maximale sera de 11 semaines. Ces semaines supplémentaires sont librement réparties entre les deux parents adoptifs.
Si l'enfant adopté est atteint d'un handicap physique ou mental d'au moins 66 % ou si votre enfant souffre de certaines affections, la durée maximale du congé d'adoption peut être doublée. Vous disposerez alors de 12 semaines de congé d'adoption.
En outre, le congé d'adoption peut être prolongé de deux semaines si vous adoptez plusieurs enfants simultanément.
Contrairement au congé de paternité et de naissance, vous devez prendre une période minimale : le congé doit durer au moins une semaine et être pris par semaine complète.
Les jours sont remboursés de la même manière que pour le congé de paternité/naissance.
Vous devez donner à votre employeur un préavis d'un mois. Là encore, le parent est protégé contre le licenciement.
Aussi pour les pères/coparents indépendants ?
Depuis le 1er janvier 2023 (pour les enfants nés après cette date), les travailleurs indépendants ont également droit à ces 20 jours de congé. Pendant cette période, le père/co-parent indépendant sera remboursé par sa caisse de sécurité sociale.
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