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13/11/2024
27/06/2016

Les couples mariés, les cohabitants légaux et les cohabitants de fait

Mariage ou cohabitation ? Cohabitation légale ou cohabitation de fait ?

Nous vous présentons brièvement les différences dans le présent Wanted Fact.
 

Quelles sont les formalités à remplir pour conclure une cohabitation organisée ?

La cohabitation de fait ne requiert aucune formalité puisqu'il s'agit d'un état de fait. Les cohabitants de fait jouissent donc d'une grande liberté.

En revanche, la cohabitation légale exige le respect de formalités. Les partenaires doivent faire une déclaration commune de cohabitation légale auprès de l'officier d'état civil.

Pour se marier, ils doivent faire une déclaration à l'état civil au moins 14 jours avant la date du mariage. Les couples mariés peuvent conclure un contrat de mariage, dans lequel ils peuvent choisir le régime des biens pendant le mariage. Plusieurs options sont possibles, de la séparation pure et simple des biens à la communauté totale de biens. Si les futurs époux ne concluent pas de contrat de mariage, ils tomberont automatiquement sous le régime légal. 

Quelles sont les formalités à accomplir pour mettre fin à la cohabitation ?

Comme la cohabitation de fait n'implique pas l'accomplissement de formalités, la fin de la cohabitation de fait n'est pas non plus soumise à l'accomplissement de formalités. 

Comme pour l'entrée en cohabitation légale, la fin de la cohabitation nécessite une déclaration auprès de l'officier de l'état civil. Il est à noter que les cohabitants ne doivent pas nécessairement faire cette démarche ensemble. La rupture peut donc se faire unilatéralement, par une déclaration d'un seul partenaire.

Les couples mariés devront passer par une procédure de divorce. Celle-ci peut être demandée par l'un des conjoints ou par les deux conjoints ensemble. L'intervention d'un juge est toujours nécessaire dans un divorce, c'est le juge aux affaires familiales qui statuera sur la demande de divorce. 

Droit de succession

Les cohabitants de fait n'héritent en principe rien l'un de l'autre, car aucun droit légal de succession n'est prévu pour eux. Les partenaires peuvent toutefois se léguer mutuellement quelque chose par le biais d'un testament. 

En revanche, les cohabitants légaux disposent d'un droit légal à l'héritage, mais celui-ci est très limité. Au décès, le partenaire survivant aura droit à l'usufruit du logement familial et des effets ménagers qui s'y trouvent. Attention, cette part d'héritage n'est pas protégée ! Par le biais d'un testament, un partenaire peut limiter l'héritage de l'autre partenaire ou le déshériter complètement. Si l'on souhaite léguer davantage à son partenaire, il faut également le faire par le biais d'un testament. 

Les couples mariés bénéficient de la plus grande protection en matière de droit successoral. Au décès, le conjoint survivant reçoit l'usufruit de l'ensemble de la succession, au moins du logement familial et de son contenu. Le montant exact de l'héritage du conjoint survivant dépend du régime matrimonial choisi et de la présence ou non d'enfants. Outre ce droit légal à l'héritage, le conjoint survivant dispose également d'une part d'héritage minimale protégée. Il n'est pas possible de déshériter son conjoint du jour au lendemain, le législateur impose des conditions et des formalités strictes pour ce faire.

Qu'en est-il de votre patrimoine et de vos revenus ?

Il en va de même pour les cohabitants de fait et les cohabitants légaux. Les partenaires restent chacun propriétaire de leurs biens et de leurs revenus. Chacun des partenaires a donc son propre patrimoine. Il est faux de croire qu'avec les cohabitants, il n'y a pas grand-chose à arranger. Par le biais d'une convention de cohabitation, il est possible de prendre certaines dispositions internes concernant, par exemple, la gestion du patrimoine, etc. Pour être valable, cette convention doit être rédigée par un notaire.

Pour les couples mariés, dans ce domaine, tout dépend du régime matrimonial choisi.

Les différents régimes matrimoniaux

Dans le régime légal, il existe trois patrimoines, à savoir les biens communs et les biens propres de chaque partenaire. Dans ce système, tous les biens possédés par les partenaires au moment du mariage leur restent propres. Mais toutes les acquisitions, telles que les biens et les revenus acquis pendant le mariage, sont communes, à l'exception de ce que les partenaires acquièrent à titre gratuit (par exemple, les dons et les héritages).

La séparation de biens implique deux patrimoines, les patrimoines propres de chaque partenaire. En principe, il n'y a pas de biens communs, mais cela ne signifie pas que les partenaires ne peuvent rien posséder ensemble. Les biens communs, c'est-à-dire les biens achetés par les partenaires ensemble, constituent un patrimoine indivis.

Dans une communauté complète, il n'y a qu'un seul bien, un bien commun. Les biens antérieurs au mariage et ceux acquis pendant le mariage sont communs. Ce système n'est choisi qu'exceptionnellement, notamment parce qu'en cas de divorce, le partage des biens peut être inéquitable.

Qu'en est-il des enfants ?

Dans la cohabitation de fait comme dans la cohabitation légale, le père/la mère de l'enfant n'est pas automatiquement considéré(e) comme le père/la mère officiel(le). Il faut d'abord reconnaître explicitement l'enfant à l'état civil. Cette reconnaissance peut se faire, avec le consentement de la mère, avant ou après la naissance.

Pour les couples mariés, la présomption de paternité ou de co-maternité s'applique. Cela signifie que le conjoint de la mère est automatiquement considéré comme le père ou la co-mère de l'enfant. Le lien de filiation juridique avec l'enfant est automatiquement établi en raison du mariage entre les époux. Notez que cette présomption s'applique même s'il n'y a pas de lien de filiation biologique avec l'enfant 

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