Préférez-vous nous contacter par téléphone ?

Bekijk het overzicht van onze Wanted kantoren op onze contactpagina.

28/10/2024
09/05/2016

Qu'est-ce que l'autorité parentale ?

En droit des personnes et de la famille, l'« autorité parentale » est un concept central. L'« autorité parentale » est également régulièrement mentionnée dans la vie quotidienne. Mais que signifie concrètement l'autorité parentale et que recouvre-t-elle ?

En tant que concept, l'autorité parentale peut être décrite comme un ensemble de pouvoirs qu'un parent a sur son enfant. Il est important de savoir que l'autorité parentale ne consiste qu'en des pouvoirs, les obligations parentales ne faisant pas formellement partie de l'autorité parentale.

En résumé, l'autorité parentale comprend les éléments suivants

  1. Le droit aux relations personnelles (art. 374, § 1, 4e alinéa de l'ancien Code Civil) ;
  2. L'autorité sur la personne du mineur (art. 373-375, ancien Code Civil) ;
  3. L'administration des biens du mineur et le pouvoir de représentation (art. 376-379 ancien Code Civil) ;
  4. Le droit de surveillance de l'éducation et de la gestion (art. 374, § 1, 4e alinéa et art. 376, 4e alinéa de l'ancien Code Civil) ;
  5. L'usufruit parental des biens du mineur (art. 384-387 ancien Code Civil).

Il existe une distinction entre le fait d'être titulaire de tous ces éléments de l'autorité parentale et le fait d'être autorisé à en exercer effectivement certaines parties (exercice de la garde et de la gestion).

Normalement, être titulaire et exercer coïncident complètement : chaque parent, en vertu de sa « parentalité », est en principe titulaire de ses pouvoirs parentaux et peut également les exercer pleinement. Dans la pratique, cependant, il arrive régulièrement qu'en ce qui concerne la garde et la gestion des biens, un seul parent exerce ces pouvoirs (ce que l'on appelle la « garde exclusive »), l'autre parent ayant alors un droit de regard.

Néanmoins, la garde conjointe est la règle et la garde exclusive l'exception !

Nous détaillons ci-dessous les différentes composantes de l'autorité parentale.

1. Le droit aux relations personnelles

Le droit aux relations personnelles signifie que chaque parent a toujours le droit d'avoir des relations personnelles régulières avec son enfant. Le droit aux relations personnelles est concrètement réalisé en fonction de l'exercice de ce que l'on appelle le « droit de garde ». Le droit de garde (matériel) fait partie de l'autorité sur la personne du mineur (voir ci-dessous, point 2) et est un synonyme du droit de garde. L'expression « droit de garde » n'est toutefois plus utilisée en droit. Le droit de garde (matériel) signifie le droit d'avoir l'enfant avec soi de manière continue, et d'en réclamer la remise à d'autres personnes.

Dans la majorité des cas, les deux parents exercent le droit de garde. C'est le cas lorsque les deux parents vivent ensemble. Il en va de même pour les parents qui ne vivent plus ensemble mais qui exercent la garde conjointe.

Ce n'est que dans les cas de garde exclusive, c'est-à-dire lorsque l'un des parents exerce la garde exclusive (et donc la garde matérielle), que le droit aux relations personnelles du parent qui n'a pas le droit de garde matérielle est réalisé sous la forme d'un droit de visite. C'est également le cas pour les parents dont l'enfant a été confié à un tiers. Lorsque la garde exclusive est exercée, il n'y a en fait pas d'arrangement de résidence : l'enfant réside alors exclusivement chez le parent qui a la garde matérielle de l'enfant.

2. L'autorité sur la personne du mineur

Cette composante de l'autorité parentale doit être divisée entre le droit de garde , d'une part, et le droit de décider des options fondamentales, d'autre part.

Le droit de garde

Le droit de garde comprend à la fois le droit de garde matériel et le droit de garde.

Le droit de garde matérielle implique que son titulaire a le droit d'avoir l'enfant avec lui de manière continue et de réclamer sa libération des autres.

Comme indiqué ci-dessus, la garde matérielle équivaut à la garde, et la majorité des parents ont ce droit, car il fait partie de l'exercice de la garde qui, dans la plupart des cas et indépendamment du fait que les parents vivent ensemble ou non, est accordée aux deux parents. Ce n'est que dans les cas de garde exclusive que l'autre parent n'a pas de droit de garde ou de droit de garde matériel.

Le droit de garde est le droit d'observer l'éducation quotidienne de l'enfant, par exemple : administrer les soins physiques à l'enfant, décider de ses déplacements et de sa résidence, surveiller l'enfant.

Droit de décider des options fondamentales

Ce droit concerne les choix importants dans la vie de l'enfant. Il s'agit notamment du choix de la religion, de la philosophie, de l'idéologie, de la langue, de l'école et du type d'éducation, de l'appartenance à des associations, des choix médicaux (prendre un contraceptif, subir une intervention chirurgicale, etc.).

3. Administration des biens du mineur et pouvoir de représentation

Le droit d'administration des biens signifie que les parents ont le droit d'accomplir tous les actes de gestion technique. La gestion ne signifie pas la jouissance ou la disposition (= l'aliénation), mais la simple organisation et le traitement de la gestion des biens, comme l'accomplissement des actes de garde, l'encaissement et l'acquittement des revenus, le paiement des dettes échues, par exemple les factures d'hôpital, la location du patrimoine immobilier, etc.) Les parents sont légalement responsables de la gestion des biens (art. 379, 1er alinéa, ancien Code Civil).

Si les parents peuvent également aliéner des biens, ces actes ne sont pas accomplis dans le cadre de la gestion des biens, mais en tant que représentants du mineur. Les actes de gestion sont accomplis par les parents en leur nom propre, en leur qualité de titulaires du droit de gérer ces biens.

Le pouvoir de représentation des parents signifie qu'ils accomplissent toutes sortes d'actes juridiques au nom et pour le compte de leur enfant, puisque celui-ci est incapable. Il s'agit de l'accomplissement de toutes sortes d'actes, ainsi que de la représentation devant les tribunaux.

4. Le droit de surveillance

Le droit de surveillance appartient au parent qui n'exerce pas l'autorité sur la personne et la gestion des biens de l'enfant, c'est-à-dire en cas de garde exclusive par l'autre parent. Ce parent a le droit de surveiller la parentalité et la gestion de l'autre parent. Ce droit de surveillance comporte un double aspect : d'une part, ce parent peut surveiller directement l'éducation de l'enfant et, d'autre part, il peut surveiller l'autre parent. Afin que la surveillance ne reste pas lettre morte, ce parent a le droit d'obtenir toutes les informations utiles tant auprès de l'autre parent que des tiers (école, banque, administration, hôpital, etc.).

5. L'usufruit parental des biens du mineur

L'usufruit parental est similaire à l'usufruit classique : les parents ont le droit d'utiliser (usus) les biens de leurs enfants et peuvent disposer librement de leurs fruits (fructus). Le pouvoir de disposition (= possibilité de vente) des biens de l'enfant ne fait donc pas partie de l'usufruit. En principe, l'usufruit porte sur la totalité des biens du mineur, mais la loi prévoit un certain nombre d'exceptions (art. 387, 1er alinéa ancien du Code civil) :

  • Les biens acquis par l'enfant dans le cadre d'un travail salarié ou indépendant ne tombent pas sous l'usufruit, mais restent sous le contrôle des parents ;
  • Les biens acquis par l'enfant à titre gratuit, par exemple par donation ou par testament, s'ils sont acquis à la condition expresse que les parents n'en aient pas l'usufruit ;
  • Les biens dont l'enfant hérite en agissant pour son propre compte en tant qu'héritier dans une succession dont son parent est exclu pour cause d'indignité (art. 4.9 du Code Civil).

L'usufruit s'applique également aux intérêts des comptes d'épargne du mineur (par exemple, Gand 8 janvier 2004, NJW 2004, 740). Dans certains cas, un parent peut être exclu de l'usufruit. C'est le cas du parent qui est déclaré indigne de l'héritage.

L'usufruit est conçu comme une compensation partielle de leur obligation alimentaire. En outre, l'usufruit permet d'éviter les conflits familiaux entre parents et enfants : à la fin de l'administration, les parents ne sont tenus de rendre compte que de leur gestion du capital, et non des fruits.

Enfin, la loi prévoit un certain nombre de charges liées à l'usufruit, dont la prise en charge des frais de subsistance (art. 386, 2° ancien Code Civil) et le paiement de toutes les échéances périodiques à effectuer sur le capital (art. 386, 3° ancien Code Civil).

Clause de non-responsabilité

Les informations sur les sujets juridiques contenues dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne peuvent en aucun cas être considérées comme des conseils juridiques. Wanted Law n'accepte aucune responsabilité pour tout dommage que quiconque pourrait subir en agissant sur la base de ces informations. Si vous avez besoin de conseils juridiques, vous devez contacter un avocat qualifié qui vous conseillera en fonction de votre situation personnelle. Tous les articles de blog publiés sur le site Wanted Law sont rédigés conformément au droit belge.

Droits d'auteur

Wanted Law détient les droits d'auteur exclusifs de ce site Web, de sa conception et de tout son contenu. L'utilisation de ce site Web, ou de parties de celui-ci, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans le consentement écrit préalable de Wanted Law.

Partagez ce message

Faire des achats en ligne dans la boutique en ligne Wanted ?

Découvrez la boutique en ligne Wanted !

Vous souhaitez une consultation vidéo chez Wanted Law ?

Je réserve une consultation vidéo chez Wanted Law !